La livraison d’un équipement non conforme peut avoir des conséquences immédiates : arrêt de production, retard de livraison, pertes financières. Dans ces situations, la rapidité et la méthode de réaction sont déterminantes.
Pour les industriels, disposer d’un protocole clair permet de limiter les pertes et de sécuriser les recours contre le fournisseur ou le prestataire défaillant.
Constater la non-conformité
Procès-verbal de réception
La réception doit être documentée, avec réserves si nécessaire. Un procès-verbal précis permet de figer l’état des lieux et de caractériser le défaut.
Expertise technique
Une expertise contradictoire peut être nécessaire pour caractériser le défaut, notamment lorsque la non-conformité est contestée par le fournisseur.
Informer les parties concernées
Mise en demeure du fournisseur
Une mise en demeure formelle doit être adressée sans délai, en précisant la nature du défaut, les conséquences sur la production et les solutions attendues (remise en conformité, remplacement, remboursement).
Information interne
Les équipes internes (production, qualité, achats, direction) doivent être informées pour adapter la planification et limiter l’impact sur l’activité.
Préparer les recours
Recours amiable
La négociation reste souvent la voie la plus rapide : remise en conformité gratuite, remplacement, réduction de prix, indemnisation des pertes subies.
Recours contentieux
En cas d’échec, l’action en responsabilité contractuelle peut être engagée sur la base du contrat et des preuves collectées.
Distinction entre non-conformité et vices cachés
Non-conformité
La non-conformité relève du droit de la conformité : l’équipement ne répond pas aux spécifications contractuelles, aux normes convenues ou aux performances attendues.
Vices cachés
Les vices cachés relèvent d’un régime distinct (articles 1641 et suivants du Code civil) : le défaut rend le bien impropre à l’usage ou diminue tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquis sans connaissance du vice.
Pourquoi la distinction importe
Les délais de prescription, les conditions de mise en œuvre et les preuves requises diffèrent. Il est donc utile de qualifier correctement le défaut dès le départ.
Textes et sources de référence
Code civil
Article 1103 : force obligatoire du contrat.
Article 1231-1 : responsabilité contractuelle.
Articles 1641 et suivants : garantie des vices cachés (à distinguer de la non-conformité).
Sources utiles
L’accompagnement par un cabinet d’avocats spécialisé aide à sécuriser les engagements et à structurer les recours lorsque les difficultés surviennent. Benjamin Potier, avocat expert chez CPC & Associés peut vous accompagner, contactez-le. La réactivité et la méthode sont les meilleurs alliés de l’industriel face à une non-conformité. Un protocole clair permet de limiter les pertes et de sécuriser les recours, sans confondre les régimes juridiques applicables.
Pour anticiper les non-conformités, intégrez des clauses de performance dans vos contrats, lire l’article

